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Publié : 11 janvier 2013
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03 - Danse en jeu, cycle 3 : La recherche d’un repertoire commun ...

En passant par l’improvisation.

Les cercles

On dessine un cercle avec ses épaules. On met ensuite ses mains sur les épaules puis avec les coudes, on dessine des cercles. On fait enfin le même dessin avec les bras tendus. La main doit aller le plus haut possible.

On suit son mouvement du regard (suivre du regard incite le spectateur à regarder dans la même direction).

Les cercles 1

Après le travail de cercles avec les bras, on passe à une phase de parole avec les élèves. On leur demande d’explorer les cercles et de chercher comment faire des cercles avec d’autres membres de son corps (avec le mouvement des membres puis avec le déplacement dans l’espace).

On peut le faire avec un bras, deux bras, au sol, en déplacement, en tournant, petit, grand, haut, bas …

Les cercles 2

 

Après ce travail de recherche et d’improvisation, on demande à un groupe de s’assoir et de regarder l’autre groupe. L’objectif est de prendre des idées, en plus de regarder et d’être regardé. Il est important aussi de savoir être regardé. 

Les cercles 3

On ne définit pas un mouvement réalisé comme « bien » ou « pas bien ». Tout est recevable puisque ce moment est un moment d’improvisation et qu’en improvisation, tout est possible.

Quand l’improvisation s’essouffle, on change les groupes. Le groupe qui agissait observe et le groupe qui observait agit.

En regardant les autres, un élève qui a bloqué dans son improvisation peut prendre d’autres idées pour nourrir une nouvelle improvisation sur le même thème.

Les groupes changent de rôle régulièrement afin que chaque improvisation soit enrichie par l’observation des autres.

On a le droit de tricher. On a le droit de reproduire. On a le droit de regarder l’autre et de faire pareil.

Impro 1

Impro 2

Impro 3

 

L’enchaînement de ces cercles fait qu’on est déjà dans la danse.

On passe des bras à d’autres parties du corps. On essaye de voir ce qui est possible puis quand on est perdu, on repart se ce qu’on sait faire (les bras).

Avec les enfants, on peut partir sur l’imaginaire en dessinant avec son corps. (On va dessiner quelque chose de rond : un soleil, une fleur, …)

Ce qui va être important, c’est la transition entre le cercle fait par le bras et ceux faits par les jambes (par exemple).

On peut également nourrir des choses qu’on a déjà faites en introduisant le déplacement. On parle alors de la notion d’espace.

Le déplacement peut être induit par le mouvement destiné à former un cercle.

On peut demander aux élèves ce qu’ils peuvent et ce qu’ils vont dessiner.

Une fois qu’on a dessiné, on remplit le dessin avec différentes parties du corps.

Remplissage du dessin

Il est nécessaire d’enlever à un moment donné le mouvement de bras pour prendre conscience qu’on n’a pas que le bras pour effectuer un mouvement.

 

 

Les aimants

On demande aux élèves de se déplacer sans décoller les pieds du sol pour le déplacement.

Ensuite, ce sont les orteils puis les talons qui initient le mouvement, toujours sans décoller les pieds du sol.

On se déplace tel un aimant.

Les aimants

On réinvestit ensuite ce travail en binôme. On reste toujours sur la même consigne, mais on cherche maintenant à remplir les espaces vides de son partenaire.

Les aimants - remplissage des espaces vides

Après avoir exploré cette consigne, on change de partenaire tout en restant sur la même consigne. Le changement amène à danser avec quelqu’un qu’on n’aime pas forcément.

 

Variable :

On amène un arrêt lorsque le maître tape dans les mains. On travail alors le mobile et l’immobile sous la forme du jeu qu’on peut appeler le jeu des statues. On peut dire également qu’on joue au jeu de la photo.

 

 

Toutes ces situations ne sont pas jugées. Toutefois, elles sont accompagnées par le maître qui donne des exigences sur les productions des élèves.

Ces derniers doivent savoir mettre un nom sur ce qu’ils font. Ce qui importe dans ces situations, ce sont les contrastes.

Quand c’est petit, c’est petit. Quand c’est rapide, c’est rapide. L’élève doit jouer sur les variables auxquelles il a pensé ou celles apportées par le maître.

  • La vitesse : lent, rapide

  • La hauteur : petit, grand

  • Le mouvement : déplacement ou non

  • Le changement d’axe.

 

Dans un premier temps, on ne met pas de musique, sinon on ne peut rien faire. Avec la musique, les élèves ne sont pas dans le corps, ils sont dans l’oreille.

Une fois que les habiletés motrices sont travaillées et que le mouvement est clair dans la tête des élèves, on peut amener la musique en fonction de notre objectif. Par contre, on ne reste pas toujours sur la même musique. On change les vitesses et les hauteurs, on change le style, les époques, …

 

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